Partager l'article ! Maitresse d'un homme marié.... Chapitre 3: Je passe une journée comme jamais je n’ai vécu jusqu’à présent. Je découvre la signification ...
Je passe une journée comme jamais je n’ai vécu jusqu’à présent. Je découvre la signification de l’expression : le
monde s’écroule. Mon monde depuis 15 ans explose en plein vol ! Comment expliquer que j’ai pu rester avec toi pendant 15 ans sans jamais rien tenter, en
attendant ?
Même aujourd’hu,i j’ai encore du mal à tout démêler. C’est vrai que cette relation au départ me convenait parfaitement. Je n’avais que les
bons côtés d’une relation de couple, et la routine et le train-train quotidien ne nous atteignaient pas. Je pouvais me consacrer à ma carrière, vivre, sortir et faire ce qui me plaisait quand
j’étais seule. Et nos moments de retrouvailles étaient pour moi toujours magiques et s’apparentaient à une véritable fête. Et puis vis-à-vis de tes enfants, je ne me sentais pas le droit de te
demander quoi que ce soit. Tu me semblais un papa très proche d’eux et à leur écoute, je ne pouvais pas briser leur vie… Et puis les années ont passées, sans que je n’en prenne conscience. Et
même si nos instants étaient toujours merveilleux, je commençais à ressentir un vrai manque une absence que j’étais seule. Certaines dates importantes de l’année : anniversaire, vacances,
Noel… étaient de plus en plus difficiles à vivre…
Comme beaucoup de couples nous avons bien sûr eu des crises, des moments où nous n’avions plus aucun contact. Mais toujours tu revenais,
et cela ne durait jamais très longtemps. Donc c’est une preuve que tu tiens à moi ? Non ? Afin de ne pas gâcher nos instants de retrouvailles, je n’osai pas crever
l’abcès.
Tu m’as toujours dit que j’étais celle qui en savait le plus sur toi, qui te connaissait le mieux. Nous avons toujours parlé de tout sans
tabou, même si nous n’étions pas toujours d’accord. Mais de là à m’adresser ton laïus sur le point de détail, et me demander de t’aider car tu ne savais plus du tout où tu en étais, il y a un
gouffre !
Donc pour reprendre le fil de l’histoire à cette macabre journée de février, tu as continué à m’adresse d’autres mails dans la journée, en
acceptant ne jamais avoir su t’y prendre avec moi. Pourtant je ne suis pas une fille compliquée. Je sais bien que le prince charmant n’existe pas, mais comme nous toutes, j’espérai avoir une vie
exceptionnelle et merveilleuse. Au fond de nous même, c’est ce que nous souhaitons toutes. Non ?
Tu admets que le mail n’était pas réfléchi, mais le « point de détail » ne se voulait pas être une attaque, et n’avait pas pour
but de me meurtrir. Mais aujourd’hui tu as besoin de parler avec quelqu’un de ce que tu ressens, de ce qui te traverse l’esprit, mais tu ne peux le faire qu’avec quelqu’un qui te connait, et je
suis la seule et l’unique, qui te connaisse réellement, et avec qui tu peux échanger sans polémique, qui posent les bonnes questions, discute et apporte un point de vue neutre. Neutre, c’est
impossible pour moi. Je t’aime, je suis meurtrie, je ne peux pas être neutre…
Et comme une idiote, j’accepte, j’accepte de te venir en aide. De t’écouter ! Tu trouves même le moyen de t’inquiéter de savoir
comment je vais, comment je traverse cette période. Tu m’appelles très régulièrement, m’écris tous les jours. J’ai souvent du mal à résister à l’envie de décrocher. Entendre ta voix est déjà un
soulagement. Mais l’horreur c’est que tu me parles d’elle…
D'un autre côté, j'ai besoin de savoir, de comprendre. Il faut absoluement que je comprenne pour pouvoir me reconstruire...
Les jours filent... J'essaie de me noyer dans le boulot, mais je ne suis pas calme et sereine comme d'habitude, et je dérape un jour au travail. Le seul aspect stable de ma vie est aussi sur le
point de s'effondre. il faut que je me reprenne... Mais comment faire, quand mes nuits sont courtes en sommeil, et horriblement longues et solitaires ! Je m'enferme chez moi. Je ne donne
quasiment plus signe de vie à mes amies et ma famille. Et bien sûr, j'inquiète tout le monde. Mais je ne peux pas / plus faire semblant. Même encore aujourd'hui, la moindre obligation familiale
est une torture !
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