Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 20:13

Notre relation n'a pas été comme d'autres (enfin, j'imagine mal d'autres femmes acceptées ce que j'ai vécu ! Et d'autres hommes assez tordus pour le faire subir à leur maitresse !).

Le mois qui a suivi notre premier baiser, tu passes une nuit chez moi. je ne sais plus quel mensonge tu racontes à ta femme... j'en garde un souvenir émerveillé, car nos nuits ont été très, trop rares... A mon avis, j'idéalise cette première nuit...

Nous sommes quand même partis ensemble à plusieurs reprises. Je t'ai accompagné en déplacements professionnels quelques fois. La toute première fois, c'était Oxford, en février 95, six jours... une éternité. Pendant la journée, tu travaillais, et moi, je découvrais la ville. Et nos nuits étaient magiques. Quelques mois plus tard, en juin, ce fut Washington. Depuis, et beaucoup trop rarement à mon goût, ce fut Nice, Metz, Lille, Paris et Nantes.

Plus jamais, tu n'es venu passer une nuit chez moi. Je ne veux même pas tenter de comprendre pourquoi. J'ai certainement trop peur de la réponse. Je me contente donc de nos déjeuners coquins chez moi...

Je me suis toujours demandée comment tu faisais quand, après avoir passé du temps avec moi, tu pouvais te retrouver chez toi, avec ta femme, et faire comme si de rien n'était. Je sais que tu es capable de faire la tête, et de ne rien dire, de ne pas desserrer les dents pendant des soirées voir des jours entiers. Mais passer de l'une à l'autre, je ne sais pas...

J'ose à peine évoquer ce souvenir... Lille ou l'horreur pour moi. Depuis, je ne peux plus aller à Lille sans garder une rancœur à cette ville, qui n'y ait pour rien... Mais le souvenir de ce que tu m'annonças ce soir là, est toujours présent dans ma mémoire, même si j'ai fini par pardonner, déjà et comme cette année !

Tu étais parti le matin pour Lille en rendez-vous client. Je t'ai rejoins en fin d'après-midi. Notre hôtel était proche de la Grand Place. En arrivant à l'hôtel, tu n'étais pas encore là. Le réceptionniste me remis la clef de la chambre au nom de Madame. En rangeant des papiers la semaine dernière, j'ai retrouvé le porte badge de l'hôtel. Pourquoi je l'ai gardé ? Pour me rappeler cette humiliation ?

 

En t'attendant, je me suis douchée, parfumée et faite toute belle. J'étais folle de joie de passer une soirée et une nuit avec toi ! Tu as fini par me joindre. Après quelques baisers et caresses, nous sommes allés diner. Et là, au moment de l'apéro, tu m'as annoncé que depuis quelques jours tu entretenais une relation avec une de tes collègues. J'ai explosé, mais en plein restaurant, j'ai du me retenir et ne pas faire d'esclandre. De retour dans notre chambre, j'ai tenté de comprendre pourquoi. Qu'est-ce que j'avais fait ou pas ? Pourquoi tu m'avais fait venir à Lille pour me l'annoncer, après avoir été si tendre pendant le début de la soirée... J'ai eu toutes les peines du monde à me calmer. Impossible de rentrer sur Paris, il n'y avait plus aucun train. Mais je n'ai rien compris. Il me faudra attendre février 2009 pour en avoir confirmation ! Nous avons fini par nous coucher, j'étais vidé... mais je n'ai pas pu te résister. J'étais en larmes, mais tu m'as fait l'amour comme jamais.

 

Je suis rentrée sur Paris détruite. J'ai stoppé instantanément tout contact avec toi. Petite vengeance personnelle, j'ai découvert qu'un soir, tu devais passer une nuit à l'hôtel avec l'autre. J'ai annulé la réservation. Complètement ridicule, car il y avait encore de la place dans l'hôtel. Fou de rage, tu m'as appelé de l'hôtel quand tu as appris que la chambre avait été annulée. J'ai bien sûr nié, mais je n'ai pas fermé l'œil de la nuit...

Cette relation n'a durée que quelques semaines. Je ne sais plus exactement combien de temps. Mais au bout de quelques mois, tu as repris contact avec moi. Nous avons repris nos échanges téléphoniques et par mail. Je n'avais toujours pas pardonné, mais je voulais comprendre. Tu m'avais dit que tout était terminé avec l'autre, mais je ne savais toujours pas pourquoi elle était entrée dans ta vie, et ça me minait...

J'ai fini par accepter de te revoir. A cette époque là, je n'aurai jamais du t'inviter à déjeuner chez moi. Je savais d'avance que j'étais à nouveau perdu, moi qui avait eu temps de mal à me reconstruire... Tu m'as donc avoué que ce n'était qu'une aventure sans lendemain. Que de toute façon depuis elle était enceinte... Et de son mari. Je ne l'ai jamais cru, et tu m'as avoué toi même il y a peu que tu pensais que sa fille était de toi... Mais surtout tu m'as avoué que ne pouvant avoir d'enfants avec son mari, elle t'avait demandé comme un service de lui en faire un !

Vous êtes d'accord avec moi, c'est tout à fait le genre de service que l'on peut demander à un collègue ! C'est courant ça se fait tout les jours... Quand, je pense que durant toutes ces années, j'ai tout fait pour ne pas penser que moi aussi je voulais un enfant...

 

Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 4 - Communauté : Relations amoureuses
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