Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 22:39

De longues semaines se sont écoulées depuis mon dernier message. Certains d'entre vous l'ont certainement deviné... J'ai à nouveau "craqué". Nous avons repris notre relation en avril sur de nouvelles bases. Dans un tout premier temps tu as rompu toute relation avec ta collègue et tu as du me ré apprivoiser... Et regagner ma confiance. En toute honnêteté, Cette crise a renforcée notre relation. Et tu évolues dans ta réflexion de quitter sérieusement ta femme... Reste néanmoins quelques échéances familiales qui t'empêchent de sauter le pas rapidement, avec entre autre l'anniversaire de mariage de tes parents, qui a lieu ce week-end. Donc je continue à patienter, je ne suis plus à quelques mois...

Tu es rentré de vacances lundi, et as repris le boulot hier. 3 semaines sans te voir... une éternité... Je suis même rentrée de vacances plus tôt en juillet, afin de pouvoir passer une journée avec toi avant que tu ne partes. En fait de journée, ce fut quelques heures de pur bonheur. Pendant 3 semaines, j'ai résisté à appeler ou envoyer des textos. J'ai quand même eu de tes nouvelles, mais trop rarement à mon gout !

Profitant que c'est relativement calme au bureau, je m'absente à midi pour te rejoindre déjeuner à côté de ton boulot, avec dans l'espoir de ramener chez moi après. Nous restons 3 heures au resto à nous raconter nos 3 semaines de séparation. Impossible de te décider à m'accompagner (tu es trop fatigué) jusqu'au moment où nous rejoignons nos voitures. Tu me dis "Je te suis". Trop heureuse, je prends l'autoroute et là je te perds de vu. Impossible de te joindre sur le portable, c'est une zone sans réseau... Et puis je rappelle et le téléphone sonne mais sans répondre... Je suis déçue, un peu en colère que tu ais changé d'avis sans me prévenir. Je me mets à bosser histoire de m'occuper l'esprit.

Vers 18h, nouvel essai sans succès. Je tente une nouvelle fois à plus de 19h. Normalement à ce moment là, tu es déjà chez toi, Madame rentrée, donc le portable éteint. Et ça sonne sans décrocher. Je laisse un message un peu inquiète avec espoir que tu me rappelles le soir, et les bisous de rigueur. Nouvelle tentative une demi-heure plus tard, avec le même résultat.

Je me résigne à ne pas avoir de tes nouvelles avant demain, mais je demeure néanmoins inquiète que le portable sonne encore aussi tard. Et coup de théatre à 20h15, tu appelles. J'ai du mal à te comprendre, tu parles doucement. Je te charrie sur le fait que tu as trop dormi. Et puis, je finis par comprendre que Madame est rentrée et que tu dormais encore, et qu'elle a trouvé le portable allumé, a donc écouté mes messages !!!

Le réveil a du être brutal. Mais je n'ai que le temps de te demander où elle est avant qu'elle ne revienne dans la pièce où tu étais. Je l'entends crier. Tu lui confirmes que oui tu es en ligne avec moi, pour finir par raccrocher, l'enguelade prenant à nouveau des proportions importantes.

Pour calmer mon inquiétude, je me remets à bosser. Je ne sais rien faire d'autre. Heureusement ma meilleure amie m'appelle. Elle rentre aussi de congés et me raconte ses vacances avec les enfants. Je n'ai pas le temps de lui raconter les derniers rebondissements, que j'ai un double appel. C'est toi.
Je décroche avec difficulté, j'ai un nouveau portable depuis hier, et je ne maitrise pas du tout toutes les fonctions. Heureusement, je réussi à prendre la ligne.

Ta voix est lointaine, comme si tu étais en haut parleur. J'entends du bruit à côté. C'est Madame. Instantanément, je devine ce qui va se passer. Tu me demandes de ne plus m'occuper de ton dossier. Et tu ajoutes "que si j'attends quelque chose de toi, ce n'est plus la peine". Tu parles d'une voix hésitante en cherchant tes mots et régulièrement j'entends Madame te souffler certaines phrases.

Je suis persuadée que le haut parleur est en fonctionnement. Je ne sais pas comment je fais pour garder mon calme. Pas de cris, rien de ma part. Je pense que tu as eu ta dose pour ce soir. J'ai même envie de sourire ,voir de rire, tellement ce que tu me dis sembles faux.

Je me permet d'ajouter que j'attends un peu plus d'explications de ta part, d'avoir une conversation entre adulte, et qu'au bout de 15 ans, cela me semble plus que normal... 15 ans, comme ça, si Madame entend notre conversation, elle le saura, si tu n'as pas osé lui dire...Notre conversation n'a pas durée plus de 5 minutes.

Ce n'est pas la première enguelade de ce type que tu as avec elle. Plusieurs fois, elle t'as demandé si tu avais une maitresse (y compris en février de cette année, si je me souviens bien). Tu as toujours nié. Là ce soir, tu n'avais pas le choix. Elle a écouté mes messages, et mes "bisous"... Donc tu n'as pas pu nier l'évidence ! Mais en grand courageux, comme tous les hommes, tu as cédé devant elle, et tu m'as appelé pour rompre (même si tu n'as pas prononcé le mot !). Elle t'a dictée (avant j'imagine) et pendant tout ce que tu m'as dit ce soir.

Où j'en suis moi ? J'essaie de me calmer. Mais impossible de prendre du recul. J'ai peur des jours à venir durant lesquels je redoute ne plus avoir de nouvelles. Je ne veux absolument pas me raccrocher au fait que tu vas m'appeler, ou même m'envoyer des mails. Je crois que tu vas jouer profil bas pendant quelque temps. Tu as du promettre de ne plus me voir, ni me contacter. Et afin de ne pas renier ta promesse, tu vas jouer à la politique de l'autruche. Et pendant ce temps là, je vais me morfondre et me déssécher...

Alors, maintenant j'ai besoin de tous les soutiens. Je n'ose pas imaginer comment va être ma nuit... De toute façon il fait trop chaud pour aller dormir. Canicule oblige. Et plus, je n'arriverai pas à trouver le sommeil. J'ai hâte d'être à demain d'un côté, juste pour voir si j'aurai de tes nouvelles ou non. Mais aussi peur, peur que tu ne prennes pas la bonne décision pour nous. Peur de me retrouver seule sans toi. D'un autre côté, je suis aussi soulagée. Enfin, elle le sait, elle est au courant....

Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 6 - Communauté : Relations amoureuses
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 23:10
Février 2009...

Jamais, je ne t'ai autant vu ces derniers mois, que depuis février. Tu vas mal, très mal même. Tu ne sais plus du tout où tu en es, ni même ce que tu veux, toi.

Je finis très rapidement par tout savoir ou presque de votre relation. Je te harcèle de questions pour tout connaitre, mais bien souvent tu ne te fais prier. J'ai besoin de comprendre. Même si aujourd'hui je n'ai pas encore de réponses à toutes mes questions. Toute cette histoire me parait surréaliste !

Tout remonte au mois de décembre. Quelques jours après ton séjour en Belgique, où j'avais failli te rejoindre, certains cadres de ton entreprise se retrouvent en séminaire. Tu en fais parti. Après une journée studieuse, tu te retrouves assis pour diner à côté de cette p... (désolée, mais je n'ai aucun autre mot qui me vienne à l'esprit).

Elle est arrivée dans ton entreprise tout récemment. Elle a une cinquante d'années, mais s'habille très court et toujours très mode. Au travail, rien ne l'empêche de s'assoir sur ton bureau quand elle vient te voir ! Attitude normale pour femme aguicheuse, et qui ne recherche qu'une seule chose, se taper des mecs...

Donc après le dîner, et quelques verres, vous finissez en petit groupe dans la piscine de l'hôtel. Un dernier verre dans la chambre d'un collègue. Vous n'êtes plus que 3. En partant se coucher, tu la raccompagnes, et tu passes la nuit avec elle... Quand je tente de me remémorer ce mois de décembre, je me souviens juste que tu étais distant, et jamais trop de temps à m'accorder... Et pour cause... Ton esprit était ailleurs...

J'apprends sans trop de difficulté qu'en fait elle ne semble pas très accro. Elle te mène rapidement par le bout du nez. C'est une experte, elle sait jouer avec les hommes, et plus particulièrement avec toi. Elle te distille très rarement des informations sur sa vie, et fait en sorte de susciter le manque. Souvent à l'exterieur pour son boulot, elle te promet de repasser, puis au dernier moment rentre directement chez elle, et ne te donne aucune nouvelle. Pour calmer le jeu, elle t'adresse un texto dans la soirée, et te propose un café pour le lendemain matin. Bref, avec du recul, je me rends compte qu'elle t'a menée par le bout du nez. Elle a joué avec toi, et certainement que cette relation lui permettait de s'évader de sa vie tristouille...

J'ai le droit à tous les détails de votre relation, sauf les plus intimes. Tu pars à nouveau en déplacement à Bruxelles, et bien sûr elle est aussi conviée professionnellement à ce déplacement. Je ne dors pas les 2 nuits que dure cette escapade. Quelle ne fut ma surprise de recevoir un texto de ta part, pour m'inviter à déjeuner, alors que tu étais encore dans le train retour avec elle !

Ces 2 jours  n'avaient pas été à la hauteur de tes attentes. Tu l'as découverte sous son jour le moins flatteur. Elle s'est fait voler son sac dans le hall de l'hôtel. Et là, elle a pété les plombs. Plus de papiers, plus rien, et elle refusait d'appeler son mari en France pour faire opposition à ses cartes de crédits, et elle se donnait en spectacle dans le hall de l'hôtel. Par le plus grand des miracles, son sac fut retrouvé très peu de temps après. Pour couronner le tout, elle refusa de passer une nuit entière avec toi. Bref, elle est retournée dans sa chambre, après que vous vous soyez envoyé en l'air. C'est vraiment très romantique...

Tu m'as rejoins sur mon lieu de travail. Jamais je ne t'avais vu avec une tête pareille. Certes vous aviez fait la fête, et tu n'avais pas beaucoup dormi, mais surtout c'était moralement que tu n'allais pas bien du tout. Limite au bord des larmes. Je tentais de te faire comprendre qu'elle ne correspondait pas à ce que tu attendais d'une femme...

Pendant plusieurs jours, je restais sur le même registre. Finalement nos conversations devenaient plus chaleureuses. Tu viens déjeuner chez moi en mars. Même si ce n'est pas la 1ère fois que je te revois depuis ce fichu jour de février, c'est la 1ère fois qu'il n'y a pas de monde autour de nous. Je me sens à la fois mieux, plus libre, mais aussi moins bien, car te revoir chez moi, c'est douloureux...

Tu m'avoues durant le déjeuner, que tu te rends compte avoir tout raté dans ta vie, et que tu n'es pas heureux. J'ai du mal à te faire admettre que non tu n'as pas tout raté. Tu as de beaux enfants, qui réussissent bien leur vie, qui font, ou ont fait (pour l'ainée) de brillantes études. Tu as un bon job. Reste ta femme ! Et tu ne peux plus envisager de finir ta vie avec elle. Et là je découvre comment tu en es arrivé à te marier avec elle ! Hallucinant au 20ème siècle!!!
Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 5 - Communauté : Relations amoureuses
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 20:13

Notre relation n'a pas été comme d'autres (enfin, j'imagine mal d'autres femmes acceptées ce que j'ai vécu ! Et d'autres hommes assez tordus pour le faire subir à leur maitresse !).

Le mois qui a suivi notre premier baiser, tu passes une nuit chez moi. je ne sais plus quel mensonge tu racontes à ta femme... j'en garde un souvenir émerveillé, car nos nuits ont été très, trop rares... A mon avis, j'idéalise cette première nuit...

Nous sommes quand même partis ensemble à plusieurs reprises. Je t'ai accompagné en déplacements professionnels quelques fois. La toute première fois, c'était Oxford, en février 95, six jours... une éternité. Pendant la journée, tu travaillais, et moi, je découvrais la ville. Et nos nuits étaient magiques. Quelques mois plus tard, en juin, ce fut Washington. Depuis, et beaucoup trop rarement à mon goût, ce fut Nice, Metz, Lille, Paris et Nantes.

Plus jamais, tu n'es venu passer une nuit chez moi. Je ne veux même pas tenter de comprendre pourquoi. J'ai certainement trop peur de la réponse. Je me contente donc de nos déjeuners coquins chez moi...

Je me suis toujours demandée comment tu faisais quand, après avoir passé du temps avec moi, tu pouvais te retrouver chez toi, avec ta femme, et faire comme si de rien n'était. Je sais que tu es capable de faire la tête, et de ne rien dire, de ne pas desserrer les dents pendant des soirées voir des jours entiers. Mais passer de l'une à l'autre, je ne sais pas...

J'ose à peine évoquer ce souvenir... Lille ou l'horreur pour moi. Depuis, je ne peux plus aller à Lille sans garder une rancœur à cette ville, qui n'y ait pour rien... Mais le souvenir de ce que tu m'annonças ce soir là, est toujours présent dans ma mémoire, même si j'ai fini par pardonner, déjà et comme cette année !

Tu étais parti le matin pour Lille en rendez-vous client. Je t'ai rejoins en fin d'après-midi. Notre hôtel était proche de la Grand Place. En arrivant à l'hôtel, tu n'étais pas encore là. Le réceptionniste me remis la clef de la chambre au nom de Madame. En rangeant des papiers la semaine dernière, j'ai retrouvé le porte badge de l'hôtel. Pourquoi je l'ai gardé ? Pour me rappeler cette humiliation ?

 

En t'attendant, je me suis douchée, parfumée et faite toute belle. J'étais folle de joie de passer une soirée et une nuit avec toi ! Tu as fini par me joindre. Après quelques baisers et caresses, nous sommes allés diner. Et là, au moment de l'apéro, tu m'as annoncé que depuis quelques jours tu entretenais une relation avec une de tes collègues. J'ai explosé, mais en plein restaurant, j'ai du me retenir et ne pas faire d'esclandre. De retour dans notre chambre, j'ai tenté de comprendre pourquoi. Qu'est-ce que j'avais fait ou pas ? Pourquoi tu m'avais fait venir à Lille pour me l'annoncer, après avoir été si tendre pendant le début de la soirée... J'ai eu toutes les peines du monde à me calmer. Impossible de rentrer sur Paris, il n'y avait plus aucun train. Mais je n'ai rien compris. Il me faudra attendre février 2009 pour en avoir confirmation ! Nous avons fini par nous coucher, j'étais vidé... mais je n'ai pas pu te résister. J'étais en larmes, mais tu m'as fait l'amour comme jamais.

 

Je suis rentrée sur Paris détruite. J'ai stoppé instantanément tout contact avec toi. Petite vengeance personnelle, j'ai découvert qu'un soir, tu devais passer une nuit à l'hôtel avec l'autre. J'ai annulé la réservation. Complètement ridicule, car il y avait encore de la place dans l'hôtel. Fou de rage, tu m'as appelé de l'hôtel quand tu as appris que la chambre avait été annulée. J'ai bien sûr nié, mais je n'ai pas fermé l'œil de la nuit...

Cette relation n'a durée que quelques semaines. Je ne sais plus exactement combien de temps. Mais au bout de quelques mois, tu as repris contact avec moi. Nous avons repris nos échanges téléphoniques et par mail. Je n'avais toujours pas pardonné, mais je voulais comprendre. Tu m'avais dit que tout était terminé avec l'autre, mais je ne savais toujours pas pourquoi elle était entrée dans ta vie, et ça me minait...

J'ai fini par accepter de te revoir. A cette époque là, je n'aurai jamais du t'inviter à déjeuner chez moi. Je savais d'avance que j'étais à nouveau perdu, moi qui avait eu temps de mal à me reconstruire... Tu m'as donc avoué que ce n'était qu'une aventure sans lendemain. Que de toute façon depuis elle était enceinte... Et de son mari. Je ne l'ai jamais cru, et tu m'as avoué toi même il y a peu que tu pensais que sa fille était de toi... Mais surtout tu m'as avoué que ne pouvant avoir d'enfants avec son mari, elle t'avait demandé comme un service de lui en faire un !

Vous êtes d'accord avec moi, c'est tout à fait le genre de service que l'on peut demander à un collègue ! C'est courant ça se fait tout les jours... Quand, je pense que durant toutes ces années, j'ai tout fait pour ne pas penser que moi aussi je voulais un enfant...

 

Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 4 - Communauté : Relations amoureuses
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 22:46

Je passe une journée comme jamais je n’ai vécu jusqu’à présent. Je découvre la signification de l’expression : le monde s’écroule. Mon monde depuis 15 ans explose en plein vol ! Comment expliquer que j’ai pu rester avec toi pendant 15 ans sans jamais rien tenter, en attendant ?


Même aujourd’hu,i j’ai encore du mal à tout démêler. C’est vrai que cette relation au départ me convenait parfaitement. Je n’avais que les bons côtés d’une relation de couple, et la routine et le train-train quotidien ne nous atteignaient pas. Je pouvais me consacrer à ma carrière, vivre, sortir et faire ce qui me plaisait quand j’étais seule. Et nos moments de retrouvailles étaient pour moi toujours magiques et s’apparentaient à une véritable fête. Et puis vis-à-vis de tes enfants, je ne me sentais pas le droit de te demander quoi que ce soit. Tu me semblais un papa très proche d’eux et à leur écoute, je ne pouvais pas briser leur vie… Et puis les années ont passées, sans que je n’en prenne conscience. Et même si nos instants étaient toujours merveilleux, je commençais à ressentir un vrai manque une absence que j’étais seule. Certaines dates importantes de l’année : anniversaire, vacances, Noel… étaient de plus en plus difficiles à vivre…


Comme beaucoup de couples nous avons bien sûr eu des crises, des moments où nous n’avions plus aucun contact. Mais toujours tu revenais, et cela ne durait jamais très longtemps. Donc c’est une preuve que tu tiens à moi ? Non ? Afin de ne pas gâcher nos instants de retrouvailles, je n’osai pas crever l’abcès.


Tu m’as toujours dit que j’étais celle qui en savait le plus sur toi, qui te connaissait le mieux. Nous avons toujours parlé de tout sans tabou, même si nous n’étions pas toujours d’accord. Mais de là à m’adresser ton laïus sur le point de détail, et me demander de t’aider car tu ne savais plus du tout où tu en étais, il y a un gouffre !


Donc pour reprendre le fil de l’histoire à cette macabre journée de février, tu as continué à m’adresse d’autres mails dans la journée, en acceptant ne jamais avoir su t’y prendre avec moi. Pourtant je ne suis pas une fille compliquée. Je sais bien que le prince charmant n’existe pas, mais comme nous toutes, j’espérai avoir une vie exceptionnelle et merveilleuse. Au fond de nous même, c’est ce que nous souhaitons toutes. Non ?


Tu admets que le mail n’était pas réfléchi, mais le « point de détail » ne se voulait pas être une attaque, et n’avait pas pour but de me meurtrir. Mais aujourd’hui tu as besoin de parler avec quelqu’un de ce que tu ressens, de ce qui te traverse l’esprit, mais tu ne peux le faire qu’avec quelqu’un qui te connait, et je suis la seule et l’unique, qui te connaisse réellement, et avec qui tu peux échanger sans polémique, qui posent les bonnes questions, discute et apporte un point de vue neutre. Neutre, c’est impossible pour moi. Je t’aime, je suis meurtrie, je ne peux pas être neutre…


Et comme une idiote, j’accepte, j’accepte de te venir en aide. De t’écouter ! Tu trouves même le moyen de t’inquiéter de savoir comment je vais, comment je traverse cette période. Tu m’appelles très régulièrement, m’écris tous les jours. J’ai souvent du mal à résister à l’envie de décrocher. Entendre ta voix est déjà un soulagement. Mais l’horreur c’est que tu me parles d’elle…

D'un autre côté, j'ai besoin de savoir, de comprendre. Il faut absoluement que je comprenne pour pouvoir me reconstruire...

Les jours filent... J'essaie de me noyer dans le boulot, mais je ne suis pas calme et sereine comme d'habitude, et je dérape un jour au travail. Le seul aspect stable de ma vie est aussi sur le point de s'effondre. il faut que je me reprenne... Mais comment faire, quand mes nuits sont courtes en sommeil, et horriblement longues et solitaires ! Je m'enferme chez moi. Je ne donne quasiment plus signe de vie à mes amies et ma famille. Et bien sûr, j'inquiète tout le monde. Mais je ne peux pas / plus faire semblant. Même encore aujourd'hui, la moindre obligation familiale est une torture !


 

Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 3 - Communauté : Relations amoureuses
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 20:18
Pourquoi je n'ai pas résisté ? Malgré toutes mes convictions ? J'avais eu beau me dire jamais... mais il ne faut jamais dire jamais... Et puis tu me plaisais trop !

Je suis finalement partie complètement abasourdie. A peine arrivée au bureau tu appelais et nous avons continué à parler. Bien sûr RDV le soir, avant que tu ne rentres chez toi. Et bécotages dans la voiture comme des adolescents...

Il nous fallait néanmoins faire attention à ne pas se faire trop voir. Pour des tonnes d'excellentes raisons : bien sûr en premier, ta femme. Mais il y avait peu de risque qu'elle "traine" dans le coin. Elle ne travaillait pas au même endroit. Ton beau-frère, lui par contre, travaillait dans la même société que toi ! Et enfin une de mes collaboratrices avait le beguin pour toi et ne s'en cachait pas. Comme en plus elle était copine avec une secrétaire de ta boite, ça aurait pu faire désordre...

15 ans plus tard... Décembre 08.

Tu pars en déplacement en Belgique. Si ton emploi du temps le permet (pas trop à la bourre pour la préparation du RDV client), je dois te rejoindre. Ca tombe plutôt mal, j'ai la grippe, ou tout au moins un très gros rhume. Mais qu'importe pour passer quelques instants avec toi, et une ou 2 nuits je suis prête à tout.

Je m'organise au niveau de mon boulot pour travailler de chez moi, et donc être plus dispo pour te rejoindre. Je végète dans mon canapé avec mes Kleenex à porter de main, à cause du rhume. Dans l'après-midi tu m'envoies un texto : pas dispo, pas la peine que je vienne... Immense déception de ma part. Cela fait des lustres que nous n'avons pas passé une nuit ensemble. Sans le rhume, je crois que j'aurai pris ma voiture et filé en Belgique, mais là j'étais HS. Ce n'est que partie remise, me dis-tu. Je devrais avoir l'habitude ce n'est pas la première ni la dernière des déceptions de ce type !

Je ne sais même plus si tu fais l' "effort" pour que l'on se voie en décembre. Mais comme toujours, j'ai de tes nouvelles au moins une fois par jour.

Noel approche, et le réveillon du jour de l'an aussi. Pour une fois, je ne déprime pas trop pour cette fin d'année. Je pars une semaine au pays Basque avec ma meilleure amie, sa famille et 2 couples d'amis. Au moins j'aurai l'esprit occupé... Le soir du jour de l'an je guète le texto de bonne année, ou l'appel. Je vais me coucher tard sans aucune nouvelle de toi. Il me faudra attendre la fin de matinée du 1er pour avoir des nouvelles...

Comme tous les ans en janvier, je pars à partir du 15 au ski, sans avoir pu te voir. Toi aussi pour une fois tu vas à la montagne. Pas ta destination préférée, mais demande familiale oblige tu cèdes...

Février approche à grands pas. Pleine d'espoir, je sais que j'arriverai bien à te voir de grès ou de force !

La veille de ma fête, nous discutons (au téléphone bien sûr, faut pas rêver...). Tu m'annonces que le week-end suivant tu as un match de basket. Quand je te demande où à lieu le match, je me fais jeter : "t'es bien la dernière personne à qui je le dirai..." Et tu poursuis ta conversation comme si de rien n'était. Je n'arrive pas à avaler cette couleuvre. Je rentre chez moi en larmes. J'ai un affreux pressentiment : tu as une autre nana en tête (encore) ! J'en suis persuadée.

Je ne dors pas de la nuit. A 5h, je suis levée. J'ai des yeux de lapin russe... Je pars au boulot très tôt. De toute façon, j'ai RDV avec mon boss à 8h30. En arrivant devant le parking de ma société, tu appelles. "Alors ça va?" "Non, je n'ai pas dormi de la nuit." "T'as des soucis ?" Je ment, et prétexte des problèmes boulot. Je n'arrive pas à cracher le morceau. Et là, tu enchaines "Bon, bah alors, lis pas le mail que je t'ai envoyé hier soir. C'est pas le jour !" Impossible de savoir de quoi il s'agit. Je me précipite dans mon bureau, branche le PC, et découvre avec horreur un mail dont l'objet est : "Point de détail"...

Le point de détail est que malheureusement pour moi, j'avais deviné : tu es avec une autre depuis un mois 1/2. Et "tu veux m'en parler. Je dois être la seule à comprendre !! tu sais que cela ne peut pas me faire plaisir, mais je suis la seule avec qui tu puisses discuter de ça !"

Mon boss étant déjà arrivé, et pour ne pas me donner en spectacle, je sors pour hurler. Je me jette sur le téléphone, je t'appelle, et te traite de tous les noms...

Alors quand j'entend certaines femmes dire que celles qui se tapent des hommes mariées sont toutes des salopes... Comment dire...

A bientôt pour la suite !
Par Ludivine - Publié dans : Chapitre 2 - Communauté : Relations amoureuses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus